Chaque année, la PACES, première année conjointe d’études sur la santé, attire un grand nombre d’étudiants qui viennent tenter leur chance en deuxième année de médecine, ce qui est très sélectif et ouvre à de longues années d’études. Comment déterminez-vous si vous êtes prêt à participer au concours et à participer à une décennie d’études ?
Une volonté de fer et un esprit d’acier pour réussir en médecine
Choisir la PACES, ce n’est pas simplement s’inscrire à la fac : c’est accepter une épreuve d’endurance qui réclame une motivation en béton. L’énergie mentale occupe chaque journée, impossible de compter uniquement sur sa mémoire ou sa rapidité à réviser. Dans ce marathon, la constance prévaut sur le sprint, et l’usure du découragement guette même les plus solides, à la veille d’un concours ou après une séquence d’examens sans relâche.
Pour avancer sans faillir, mieux vaut s’accrocher à son objectif. Garder sa cible en tête, rester fidèle à son cap, et résister aux phases de baisse de moral ou aux classements qui bousculent. Le secret se niche aussi dans les routines simples : entretenir son sommeil, préserver quelques créneaux sportifs, ne pas laisser l’anxiété empiéter sur la santé.
Anticipation et préparation : consolider ses bases avant la première année de médecine
on ne s’engage pas dans la PACES sur une impulsion. La préparation commence bien avant la rentrée : réviser ses sciences, bâtir sa méthode, évaluer ses acquis réels. Le chiffre est sans appel : 99 % des reçus sortent d’un bac scientifique. Biologie, physique, mathématiques, chimie, ces disciplines tracent le parcours et déterminent les chances de succès.
L’Université de Lille a mis les pourcentages sur la table : parmi ceux qui sont admis du premier coup, 50 % étaient « très bien » en terminale scientifique. Un baccalauréat « bien » place la barre à 15 %, « assez bien » à peine 5 %. Ce n’est pas un concours où le hasard distribue des secondes chances : les bases scientifiques solides résistent à la pression, les autres flanchent très vite, souvent dès les premiers mois.
Mais même en sortant du lycée avec d’excellentes notes, beaucoup choisissent d’aller plus loin : année « zéro » pour appréhender la charge à venir, stages intensifs en terminale, participation à des sessions de remise à niveau pendant les vacances. Rencontrer des enseignants expérimentés, s’initier à la logique des annales, bénéficier des retours de ceux qui ont survécu à la sélection : autant de manières concrètes de commencer la PACES avec des atouts en poche.
S’installer dans un rythme d’endurance à la Faculté de médecine
Dès l’entrée en PACES, la cadence frappe fort. Vingt heures de cours hebdomadaires au minimum, auxquelles s’ajoutent douze à quinze heures de travail en solo. Et ce n’est qu’un début : le passage en deuxième année n’annonce pas un allégement durable, seulement une pression mieux répartie. Huit à onze ans, c’est la durée qu’il faut viser si l’on espère décrocher le diplôme, un engagement dans la durée.
Ceux qui s’adaptent vite au nouveau rythme trouvent généralement leur propre méthode : nouvelles stratégies de mémorisation, organisation du temps de révisions, priorité à la régularité sur la quantité brute. Ici, la performance ne s’obtient pas à coups d’heures insensées, mais par l’efficacité quotidienne et la capacité à garder le cap sans s’éparpiller.
Des stages préparatoires ouverts aux terminales ou des rencontres avec des étudiants déjà expérimentés apportent un éclairage précieux sur la réalité de la filière. Ces témoignages vrais, ces détails sur la journée type d’un étudiant en médecine, cassent les idées reçues et aident à mieux se projeter.
Le goût d’apprendre, l’audace de remettre son savoir en jeu, l’envie de progresser sans cesse : ces qualités deviennent indispensables là où l’effort évolue en routine de fond.
Capacités et qualités à cultiver pour devenir médecin
Accumuler des connaissances ne suffit pas. C’est parfois ailleurs que tout se joue. Ce sont la passion pour la discipline, la curiosité, la disponibilité pour les autres qui permettent de tenir sur la durée et d’aborder avec panache tant les partiels que la pratique hospitalière par la suite.
Pour mettre toutes les chances de son côté, mieux vaut développer un sens aigu de la synthèse, travailler en groupe, apprendre à coopérer et à se répartir les tâches, car la médecine, dès la fac, n’est jamais un sport solitaire. Savoir écouter, partager, épauler son entourage, voilà des atouts qui font la différence dès la PACES et bien au-delà.
Traverser la PACES, puis le long chemin vers le diplôme, c’est accepter de se transformer au fil des années et d’affronter l’inattendu. Un défi qui réinvente chaque promotion et pose pour chacun une question : jusqu’où êtes-vous prêt à aller pour devenir médecin ?

